
Les deux femmes partagent la même vision, celle de la femme, libre, heureuse de son corps, qui assume sa sexualité et une femme qui porte de la lingerie pour elle-même plus ou autant que pour l’autre. Le projet Livystone x Sonia Sieff s’est vraiment construit de deux regards croisés. Pouvoir échanger constamment avec Lisa, se plonger dans son univers, notamment en découvrant l’atelier de la boutique de la rue Bonaparte, a offert à Sonia Sieff une manière de travailler qu’elle adore. Cette campagne a véritablement été pensée et réalisée à deux : « il est rare de travailler directement avec la créatrice, et que celle-ci soit autant impliquée » souligne Sonia qui a eu cependant carte blanche pour s’exprimer. Sonia dit qu’elle appartient, avec Lisa, à la « jeune vieille génération », des femmes jeunes, la quarantaine, nourries de savoir-faire anciens. « On a de l’expérience tout en gardant une modernité » avoue Sonia. Choisissant le défi et la difficulté, Sonia Sieff est revenue à l’argentique. Rien ne peut être corrigé, le photographe n’a pas le droit à l’erreur car il n’y aura aucune retouche. Ainsi, Dans la campagne Livystone, les photographies éblouissent, notamment par leur grain, si singulier : la peau s’émeut avec le chaud, le froid ou l’eau… et cela se voit. Et c’est cet amour de la chair, de l’authenticité, de la vérité heureuse, qui donne à cette série photographique une dimension unique.
Pour réaliser la campagne, c’est une splendide demeure, la Villa romaine à Hyères, qui a été choisie pour son côté un peu « underground », son décor de film, et où aucune campagne n’avait jusqu’alors été shootée. Les prises se sont poursuivies ensuite à l’Hôtel Provençal pour son décor poétique et artistique, pour mettre en valeur le côté un peu rétro de Livy. Notons que c’est également Sonia Sieff qui a signé la campagne lingerie de l’hiver prochain.
































